Qui sont les Rois Mages ?

Quelle que soit la religion, Les Rois Mages, étaient considérés comme des personnages importants et puissants, pourtant ils n’apparaissent qu’une fois dans le récit : lors de la naissance de l’enfant Jésus. 

Qui étaient-ils ? Combien étaient-ils ? Soulevons le mystère qui tourne autour de ces figures emblématiques qui ont introduit l’esprit de Noël depuis la naissance du fils de Dieu.

 

Qui étaient les Rois Mages ?

D’après le récit de l’évangile selon Matthieu, les Rois Mages étaient des visiteurs venus de l’Est qui, ayant appris la naissance du fils de Dieu, avaient suivi une étoile qui brillait de mille feux pour les guider jusqu’à Bethléem. 

Pour rendre hommage au nouveau-né, ils s’étaient agenouillés devant lui et l’avaient, ensuite, couvert de présents d’une grande richesse le jour de l’Épiphanie, peu après sa nativité. Ils avaient par la suite, regagné leur pays et personne n’entendit plus jamais parler d’eux. 

Personnages ayant fait forte impression dans la mythologie chrétienne, la bible n’évoque pourtant pas grand-chose sur ces fameux “Rois Mages”. D’ailleurs, elle ne mentionne pas leur nombre et encore moins leurs noms dans les textes sacrés. Dans la Bible, ils sont encore moins décrits comme des rois. Ils y sont plutôt considérés comme des “hommes sages de l’Est”.

Au fil des années, cette vague origine des Rois Mages de l’évangile selon Matthieu a donc donné naissance à de nombreuses théories. Certaines nous laissent penser qu’ils seraient des prêtres Perses venus de Médie. 

D’autres, nous laissent croire qu’ils seraient des astrologues Babyloniens, appelés “chaldéens” par les Grecs et les Romains. Pour le reste, ils seraient en effet des savants, à la fois astronomes et philosophes qui disposaient de la faculté d’interpréter les étoiles. C’est pourquoi, ils se laissèrent guider par l’une d’elles jusqu’à l’étable où se trouvait Marie sur le point de donner naissance à Jésus. 

Astrologues, mages ou rois ? Il a fallu attendre le IIIe siècle pour obtenir plus de précisions sur l’histoire des Rois Mages. Tertullien fit le premier à confirmer leur origine royale. Il les décrit comme “presque rois”. 

Plus tard, Origène décréta leur nombre à trois en se basant sur les trois présents qu’ils offrirent au nouveau-né (or, encens, myrrhe) et le pluriel (rois) qui laissa entendre qu’ils furent au minimum deux. 

En ce qui concerne leur noms, des récits ultérieurs ont permis de les identifier au VIème siècle sous la forme “Bithisarea, Melichior et Gathaspa”. Repris par de nombreux auteurs, ils ont connu plusieurs versions. La plus populaire est celle de Jacques de Voragine qui cita les noms en trois langues différentes dans son récit intitulé : Légende Dorée. 

Ainsi, les mages s’appelèrent Appellius, Amérius et Damascus en latin; Galgalat, Malgalat et Sarathin en hébreu; Gaspar, Balthazar et Melchior en grec. Ces derniers sont les noms sous lesquels nous les connaissons de nos jours. Par ailleurs, des découvertes au cours du XIVème siècle ont aussi permis de connaître leurs provenances géographiques qui sont : l’Asie, l’Afrique et l’Europe.  

Personnages traditionnels des récits de la nativité, les trois Rois Mages sont devenus peu à peu populaire si bien que la tradition veut qu’ils prennent place dans le folklore qui entoure la célébration de la naissance de Jésus. Dans les crèches de Noël que l’on place habituellement sous le sapin, chaque famille du monde entier leur réserve même une place aux côtés des figurines de Marie et Joseph.   

 

Les présents offerts par les Rois Mages au petit Jésus :

Afin de rendre hommage à celui que les trois rois Mages considèrent comme le fils de Dieu, ils lui offrirent trois présents symboliques dont l’or, l’encens et la myrrhe. 

D’après le récit de Jacques de Voragine, un écrivain du Moyen-Age et archevêque italien du XIIIe siècle, dans “La Légende dorée”, l’or fit offert par Melchior, un vieillard à cheveux blancs, à la longue barbe. Celui-ci évoque la royauté de l’enfant Jésus

En ce qui concerne l’encens, il fit offert par Gaspard, un jeune homme sans barbe, rouge de couleur. Ce cadeau symbolise sa divinité. 

La myrrhe quant à elle, fit offerte par le troisième mage au visage noir et barbu : Balthazar. Il s’agit d’un parfum qui servait à embaumer les morts dans l’Antiquité. Il rappelait alors que le fils de Dieu qui était aussi fils de l’homme devait mourir pour notre salut. 

Il existe cependant un récit oriental, écrit dans l’Antiquité, qui raconte que les mages, en offrant ces présents à l’enfant Jésus, voulaient le mettre à l’épreuve et connaître sa vraie nature. Ainsi, s’il était réellement le roi, il devait choisir l’or. S’il était prêtre, il devait prendre l’encens et s’il était médecin, il devait opter pour la myrrhe. L'enfant déconcerta, pourtant, les trois mages en choisissant les trois présents.

Selon l’hypothèse de certains chercheurs, il est possible que pour l'un des présents, il ne s'agisse pas d'or, mais d'une troisième substance aromatique, peut-être de l'ambre jaune.

En tout cas, les chrétiens d’Orient célébraient pendant longtemps l’Épiphanie plus que Noël en guise de témoin de la présentation de l’enfant Dieu au monde des hommes. La légende espagnole quant à elle, raconte que ces personnages distribuaient les jouets le 6 janvier. Les Russes et les Finnois, eux, considèrent le Père Noël comme le quatrième des Roi Mages. 

 

Quel est le sens de la fête de l’Épiphanie ?

L’Épiphanie (ou le jour des trois rois) est une commémoration officielle de l’arrivée des mages à Bethléem pour rendre hommage à l’enfant Jésus. Dans la tradition chrétienne, elle se célèbre le 6 janvier ou bien le deuxième dimanche après Noël et le 19 janvier chez les orthodoxes. 

Nous sommes encore nombreux à croire que les Rois Mages se sont rendus à Béthléem le jour de Noël, c’est-à-dire, le 25 décembre à cause des représentations populaires qui ont compressé l’histoire de la nativité. Seulement, selon la véritable histoire, leur visite s’est déroulée 12 jours après la naissance de l’enfant Jésus. D’où la célébration de l’Épiphanie le 6 janvier.

Diverses coutumes sont liées à la fête de l’Épiphanie. Lors de la célébration, la tradition veut que l’on partage une “galette des rois” ou un “gâteau des rois”. Il s’agit d’une pâtisserie traditionnelle que l’on prépare spécialement pour cette date afin de “tirer les rois”. 

Pour ce faire, on glisse alors une fève dans la préparation. Celui ou celle qui la trouve devient alors le roi ou la reine de la journée. Il ou elle devra alors porter une couronne en carton doré qui accompagne généralement la galette. La coutume veut aussi que celui qui porte la couronne apporte la prochaine galette lors de la prochaine Épiphanie. 

De nos jours, il existe différentes sortes de galettes des rois. Effectivement, sa préparation varie selon les régions de France. Sauf que toutes ont un point en commun : elles doivent contenir une fève et une couronne.

Ceci dit, la galette des rois traditionnelle se compose à l’origine de pâte feuilletée fourrée de crème frangipane. Le gâteau des rois quant à lui, est une sorte de brioche aux fruits confits. Aujourd’hui, il est tout à fait possible d’en trouver dans le sud de la France où ils sont préparés suivant la recette originale.

Par contre, dans des pays comme l’Allemagne ou le Pays-Bas, l’Épiphanie se célèbre différemment. Sur les lieux, il est de coutume que les enfants de la paroisse, menés par trois autres enfants déguisés en Rois Mages, fassent du porte à porte pour donner un petit spectacle en hommage aux trois rois. En échange, ils réclament de la nourriture, des friandises ou de l’argent.