Le Père Noël est une ordure

Impossible de passer les fêtes de fin d’année sans que « Le Père Noël est une ordure » ne soit pas diffusé sur son petit écran. Critiqué à ses débuts, il est devenu au fil du temps, un phénomène que l’on retrouve à chaque fois lors des périodes de Noël. Zoom sur ce film culte qui figure parmi les incontournables de Noël.

 

Les origines du film

Le film Le Père Noël est une ordure est une adaptation cinématographique d’une pièce de théâtre française créée en 1979 par la troupe du Splendid. Sorti pour la première fois, sur le Cinéma français, en 1982, ce film est devenu un phénomène de Noël.

C’est le comédien Thierry Lhermitte qui a eu l’idée de la pièce et qui a inventé la plupart des personnages. Les textes, quant à eux, relèvent de la création de toute l’équipe.

Par ailleurs, de par sa renommée, la pièce de théâtre a été adaptée plusieurs fois à l’étranger. Elle a notamment été jouée Sur les planches en Russie en 2006 et au palais de la Culture de Vyborg de Saint-Pétersbourg en 2007.

 

Que raconte le film ?

De la comédie dramatique comme on les aime, c’est ce que vous trouverez sur le Père Noël est une ordure théâtre. Le but est avant tout de vous amuser. Néanmoins, l’histoire racontée dans ce film a un déroulement tragique, la mort d’un de ses personnages et un Père Noël pas du tout jovial. Ce qui reflète d’ailleurs le titre. Malgré ce malencontreux incident, ce seront toujours des moments de divertissement et d’amusement que vous vivrez à travers le film.

L’histoire commence par 2 personnes de l’association SOS Détresse Amitié, Pierre et Thérèse, en permanence téléphonique le soir de Noël. Pierre est un bénévole maladroit que l’on reconnaît facilement grâce à une expression bien singulière : « C’est cela, oui. ». Thérèse est une bénévole assez coincée.

Ce sont Josette et Félix qui donnent vie aux comédies jouées sur ce film. Josette est la cousine de Thérèse. Elle joue le personnage qui zozote. Félix, son compagnon, incarne le Père Noël est une ordure. Délaissé par sa campagne, il tente par tous les moyens de récupérer sa femme, quitte à user de la violence. D’ailleurs, dans une partie du film, il menace Josette avec une arme à feu.

Les autres personnages principaux sont Jean-Jacques le travesti, que l’on appelle Katia et M. Preskovitch. Ce personnage Comique, d’origine bulgare, de nature très généreuse, n’hésite pas à proposer à Thérèse et Pierre ses spécialités culinaires qui sont immangeables. À la fin, il meurt suite à l’explosion de son immeuble.

On n’oubliera pas bien sûr l’obsédé au téléphone qui ne montrera jamais son visage à l’écran. Ce mystérieux personnage ne cesse d’insulter les répondantes de l’appel que sont Thérèse et Zézette. Comme personnages secondaires, il y aura également la femme de Pierre et le suicidé de la cabine téléphonique.

 

La Bande annonce le Père Noël est une ordure

 

Quelques éléments cultes que l’on peut tirer du film

Le fameux terme « C’est cela, oui », c’est une des répliques cultes de « Le Père Noël est une ordure ». Il s’agit de la phrase fétiche de Georges Lambert, immortalisée par les interprétations de Thierry Lhermitte dans ce film.

Les pâtisseries de Monsieur Preskovic, elles sont horribles et immangeables sur le film. En réalité, ce sont de délicieuses spécialités locales de la Croatie. Josiane Balasko, l’actrice du film, les a découvertes lors de son voyage à Osijek, en Croatie, dans la ville natale de son père. Elle les a trouvées si exquises, qu’elle les a importées dans le film, sous le nom de spotsis d’Osijek, doubitchous de Sofia ou kloug aux marrons.

Les tableaux cultes montrant Thérèse avec un porc ne sont pas les mêmes pour la pièce et pour le film. Ce sont 2 peintres différents qui les ont conçus : Bernard de Desnoyers et Christoff Debusschere. Le tableau utilisé dans la pièce de théâtre a été racheté par l’acteur Jean-Claude Dreyfus. L’autre a été retourné et conservé par son auteur.

 

Le saviez-vous ?

  • Durant le tournage du film Le Père Noël est une ordure, il s’est passé de nombreux événements aussi extraordinaires qu’on ne croirait pas qu’ils auraient existé. Incidents pour certains, scènes calculées minutieusement pour d’autres, en tout cas, le résultat a donné ce film tant aimé qui ne perd pas de sa réputation jusqu’à maintenant. Voici une liste des choses que vous ignorez sur « Le Père Noël est une ordure ».
  • Le film avait un nom de code. Qu’entend-on par nom de code ? Eh bien, il est porté à votre connaissance que la Mairie de Paris n’a pas voulu autoriser le tournage du film. Mettez-vous un peu à leur place : rien qu’à entendre le titre « Le Père Noël est une ordure », qui accepterait cela quand même ? Figurez-vous que pour pouvoir réaliser donc le film, Thierry Lhermitte, Gérard Jugnot et compagnie ont dû faire de la ruse, en donnant un faux titre, un nom de code. Ils ont fait croire qu’ils étaient en train de tourner « Les Bronzés fêtent Noël », une suite de leur saga à succès « Les Bronzés » et « Les Bronzés » font du ski. C’est passé comme du beurre !
  • Le titre a été retravaillé, ce n’est pas donc l’original. L’idée de départ pour le titre du film était « Le père Noël s’est tiré une balle dans le cul », une idée fabuleuse de la troupe Splendid. Cependant, celle-ci a été refusée, jugée trop déplacée, vu que c’était un film destiné à des enfants. D’ailleurs, le titre actuel, une version plus allégée, a encore fait la polémique chez plusieurs directeurs du Grand écran. Certaines salles n’ont pas donc hésité à modifier légèrement leurs affiches en « Le père Noël est presque une ordure » ou « Le père Noël est une ordure… Pas le vrai ». Du côté de la RATP, les affiches n’ont même pas été diffusées, faute à un titre trop choquant.
  • Marie-Anne Chazel doit une fière chandelle à son dentiste. Afin de réussir à bien représenter son personnage zezette le père Noël est une ordure, Marie-Anne Chazel a tout entrepris, jusqu’à demander à son dentiste de lui fabriquer un dentier spécial pour l’aider à modifier sa manière de parler. Sans cela, on n’aurait pas entendu de la même oreille le zozotement sur le passage « Joyeux Noël Félix ».
  • À l’origine, c’était à Gérard Jugnot et non à Christian Clavier, qu’on avait attribué le premier rôle de Katia. Il a tout bonnement refusé le rôle, malgré toutes les propositions alléchantes qu’on lui a faites. Pour lui, raser sa moustache et se faire épiler n’étaient pas du tout envisageable. Le personnage au manteau de fourrure, à la perruque sombre et aux bottes en vinyl revenait donc à la fin à Christian. 
  • Il devait y avoir du Julio Iglesias dans le film. Au départ, Katia et Pierre Mortez devaient valser sur « Vous les femmes » de Julio Iglesias et non sur le titre « Destinée » de Guy Marchand. Cependant, les droits du morceau se sont révélés trop chers. Malgré tout, le décorateur du film Willy Holt a tenu à inclure une petite part d’Iglesias dans le film, en introduisant un poster à son effigie dans la cabane de fortune située au bord du périph’ de Félix et Zézette.
  • L’autre absent du film également : Jean-Claude Dusse. Dans la première version du scénario, il devait être présent sur les écrans, sous le rôle d’un prêtre recueillant les confessions de Pierre et Thérèse. Malgré cela, sa présence se ressent toujours dans le film, puisqu’il a prêté sa voix à l’obsédé sexuel qui appelle l’association SOS Détresse Amitié.
  • Le père Noël est une ordure streaming, sorti en 1982, a été repris plusieurs années après, en 1994, par la Réalisatrice américaine Nora Ephron. En ce temps-là, il a été baptisé « Mixed Nuts ». Ce remake n’a pas vraiment conquis un large public.

 

(L'affiche du film - Source : allociné.fr)